Né le 14 juillet 1978,
Décédé le 19 mai 2008
Une association en son nom a été ouverte .
Les buts : entre autre, lutter contre la surmédicamentation
"imposé" pas le système Français.
Né le 14 juillet 1978, Guillaume a été
un enfant comme tous les autres.
Ni trop sage, ni trop turbulent
Enfin si, il était un vrai petit ange.
Il a vécu ses galères, peut être plus
que d'autre d'ailleurs à cause de son
homosexualité mal acceptée par certains, mal
tolérée par beaucoup.
Mais il a quand même fait face à la vie,
malgré ses phobies.
Il était Agoraphobe et Maniaco-Dépressif
(Bipolaire).
Quelques histoires d'amours, dont certaines compliquées,
puis notre rencontre.
Guillaume n'était pas un garçon comme les autres,
très diffèrent de tous ceux que j'avais
côtoyé à ce jour.
Il avait un traitement lourd, très lourd :
150 mg de Seresta, 200 mg de Tercian, 50 mg d'Efflexor, 1 Noctran, 16
mg de Subutex par jour, et 200 mg de Clopixol tous les 15 jours.
Traitement pour différentes raisons : sevrage de drogue,
traitement de son Agoraphobie, traitement après un
internement en psy, traitement contre la violence suite a une affaire
en 2006, traitement tout simplement parce qu'il est plus facile de
faire comme ça que d'essayer de le comprendre...
Malgré ça il vivait, il vivait et il avait des
moments de bonheur, j'en avais quand il en avait...
Même si vivre avec un Bipolaire est compliqué, on
y arrivait, tant bien que mal, et il avait de nouveaux projets dans sa
vie.
Son permis d'abord, il ne l'avait pas parcequ'il avait peur en voiture,
donc pas facile pour lui de le passer.
Mais il le voulait quand même, coute que coute, pour pouvoir
conduire ce Camping-Car dans lequel on passait la majorité
de nos week-end,
dans lequel on a passé de bons moments, dans lequel il se
sentait a l'aise
Malheureusement la mort l'a emportée ce lundi 19 mai 2008.
La police a considère que c'était un suicide aux
médicaments et à l'alcool, sans attendre le
résultat des analyses...
J'ai été auditionné le soir
même de son décès, les questions
étaient posées avec soins, sans me brusquer, mais
quand même bien ciblées, bien
orientées...
J'ai été à nouveau
auditionné le lendemain, les questions étaient un
peu moins prévoyantes, et encore plus ciblées,
encore plus orientées...
J'ai, maintenant, l'impression que l'on a voulu me faire dire ce qui
les arrangeaient, ce qui faciliterait leur rapport.
Profiter de l'instant d'émotion lors du
décès d'un proche, je trouve ça
dégueulasse...
Mais pour moi les responsables de sa mort ne sont pas
touchés.
Il est clairement notifié dans les notices de ses
médicaments qu'il ne faut pas associer le Subutex avec un
benzodiazèpines (la Methadone non plus).
Le Séresta EST un benzodiazèpines
Le mélange de ces deux médicaments peut
entraîner la mort par dépression respiratoire
centrale (un arrêt respiratoire).
Je ne mets pas en cause les laboratoires qui fabriquent ses
médicaments, au contraire, ils ont bien stipulé
les contre-indications.
Non, je mets en cause le ou les médecins qui l'ont
traité, qui lui ont prescrit ces médicaments,
sachant leurs effets interactifs.
Quand bien même Guillaume a pu boire de l'alcool avec, quand
bien même Guillaume a pu prendre plus de
médicament qu'il n'est prévu, que ce soit pour un
suicide, ou que ce soit parce qu'il ne se sentait pas bien et a
pensé qu'en doublant la dose ça passerait plus
vite, les faits sont la !
Mélanger le Sèresta et le Subutex PEUT
entraîner une détresse respiratoire mortelle.
Pour moi ces médecins (qu'ils soient
généralistes ou psy) sont responsables,
pénalement responsable !!!
Je me battrais pour que ça n'arrive plus, pour qu'ils
prennent leur responsabilité face à la loi, pour
qu'ils réfléchissent avent de
préconiser un traitement pouvant entraîner le
décès de leur patient.
Je ne veux pas faire interdire les médicaments, je ne le
pourrais pas de toute manière, certains en ont besoin.
Non, ce que je veux c'est que les médecins, les psy et
l'autorité médicale prennent leurs
responsabilités lorsqu'ils préconisent deux
médicaments qui ne doivent pas être
associés, qu'il réfléchisse AVANT de
donner un traitement, qu'ils pensent aux conséquences sur la
vie, la santé, tant physique que mentale, que peuvent avoir
certains traitements, qu'ils arrête de faire rentrer les gens
dans leurs petites cases.
Qu'ils soient Pénalement responsable lorsque un de leur
traitement entraîne le décès d'un de
leur patient, chose qui devrait se faire mais qui ne se fait pas vu
qu'il est plus facile de cataloguer un décès aux
médicament comme étant un suicide
plutôt que j'accepter que c'est un traitement trop lourd et
mettre en cause un médecin.
Responsable mais pas coupable ?
NON.
Qu'un garagiste fasse une erreur en réparant une voiture,
erreur qui entraînerait le décès de son
conducteur, il passerait au tribunal.
Qu'un électricien branche mal un circuit
électrique, électrocutant un client, il serait
jugé.
Qu'un maçon utilise le mauvais ciment pour construire une
maison qui s'écroulerait sur ses habitants, et il finirait
en prison.
Si une chose comme ça était arrivé a
un membre de votre famille, a un de vos ami proches, vous auriez envi
de tout casser, que le responsable soit jugé, qu'il soit
emprisonné.
Ce sont eux qui préconisent ces médicaments, ils
se doivent de les connaître, ils ont assez de notices et de
logiciel la dessus, ils se doivent de ne pas faire d'erreur sur leurs
traitements.
Ils ne travaillent pas dans l'urgence de sauver quelqu'un dans une
salle opératoire, ils ont plusieurs minutes pour
réfléchir et prendre leur décision.
Ils ont touché mon Ange, maintenant ils vont avoir
l'Archange derrière eux, qui les suivra pas à
pas...
J'invite toutes celles et tous ceux qui voudrons m'aider, nous aider, a
monter une association au nom de Guillaume Meunier, association en loi
1901 à but de lutter contre la
surmédicamentation, lutter contre l'indifférence
des psy face aux problèmes de certains de leurs patients,
à lutter contre les harcèlements envers les
personnes dites \"marginales\", harcèlement qui peut
entraîner un suicide...
Il aurait pu être votre père
Il aurait pu être votre fils
Il aurait pu être votre frère
Il aurait pu être votre ami
Il aurait pu être votre conjoint
Il était le mien
Contactez moi pour plus d'info, et faite tourner le lien vers cette
page à tous vos amis.
D'avance merci pour Guillaume, pour sa famille, ses proches et ses amis
Typiak
PS : Le code pénal dit :
Article 121-3
Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le
commettre.
Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a
délit en cas de mise en danger
délibérée de la personne d'autrui.
Il y a également délit, lorsque la loi le
prévoit, en cas de faute d'imprudence, de
négligence ou de manquement à une obligation de
prudence ou de sécurité prévue par la
loi ou le règlement, s'il est établi que l'auteur
des faits n'a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas
échéant, de la nature de ses missions ou de ses
fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des
moyens dont il disposait.
Dans le cas prévu par l'alinéa qui
précède, les personnes physiques qui n'ont pas
causé directement le dommage, mais qui ont
créé ou contribué à
créer la situation qui a permis la réalisation du
dommage ou qui n'ont pas pris les mesures permettant de
l'éviter, sont responsables pénalement s'il est
établi qu'elles ont, soit violé de
façon manifestement
délibérée une obligation
particulière de prudence ou de
sécurité prévue par la loi ou le
règlement, soit commis une faute
caractérisée et qui exposait autrui à
un risque d'une particulière gravité qu'elles ne
pouvaient ignorer.
Il n'y a point de contravention en cas de force majeure.
Article 221-6
Le fait de causer, dans les conditions et selon les distinctions
prévues à l'article 121-3, par maladresse,
imprudence, inattention, négligence ou manquement
à une obligation de sécurité ou de
prudence imposée par la loi ou le règlement, la
mort d'autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans
d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
En cas de violation manifestement
délibérée d'une obligation
particulière de sécurité ou de
prudence imposée par la loi ou le règlement, les
peines encourues sont portées à cinq ans
d'emprisonnement et à 75000 euros d'amende.
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